Le OpenRun Pro 2 est la version la plus aboutie de la gamme running de Shokz. Avec sa technologie DualPitch qui associe conduction osseuse et conduction aérienne, la marque promet de corriger le principal défaut historique des casques à oreilles libres : le manque de basses et de puissance sonore. Nous avons passé ce modèle au crible qualité sonore, confort, autonomie, étanchéité et rapport qualité-prix pour savoir s’il mérite sa place de référence chez les coureurs et sportifs d’endurance.
Présentation du Shokz OpenRun Pro 2
Lancé en remplacement du premier OpenRun Pro, ce nouveau modèle conserve le design signature de Shokz : un arceau souple qui passe derrière la nuque et deux capteurs qui reposent devant les oreilles, sans jamais entrer dans le conduit auditif. Cette conception à oreilles libres permet de garder une pleine conscience de l’environnement sonore (circulation, voix, autres coureurs), un argument de sécurité central pour la pratique en extérieur. La grande nouveauté du OpenRun Pro 2 réside dans sa technologie DualPitch : un haut-parleur à conduction osseuse dédié aux médiums et aigus est désormais complété par un second haut-parleur à conduction aérienne, entièrement consacré aux basses. Le résultat est un rendu plus riche, plus dynamique et surtout plus puissant que sur les générations précédentes de casques Shokz.
Design, confort et maintien
Le casque reprend un arceau en alliage nickel-titane à mémoire de forme, réputé pour sa résistance et sa légèreté. Shokz annonce une réduction de 16 % de la force de pincement par rapport à la génération précédente, un point que l’on ressent concrètement lors de sorties longues : le casque se fait oublier au bout de quelques minutes d’utilisation, y compris en combinaison avec des lunettes de soleil ou un casque de vélo.
Le maintien est excellent même sur des allures soutenues ou des mouvements dynamiques (accélérations, gammes, changements de direction) : les crochets d’oreille ergonomiques et le cadre monocoque évitent tout ballottement. Le revêtement en silicone doux limite par ailleurs les irritations lors des séances les plus longues. Seul bémol relevé par plusieurs testeurs : le format reste un peu imposant pour les petites morphologies, ce qui justifie l’existence d’une version Mini au tour de tête plus resserré.
Qualité sonore : le vrai point fort du DualPitch
C’est sur ce critère que le OpenRun Pro 2 marque le plus de points. Les casques à conduction osseuse ont longtemps souffert d’un son plat et manquant de basses ; la technologie DualPitch change clairement la donne. Le haut-parleur à conduction aérienne apporte des basses beaucoup plus présentes et profondes, tandis que le transducteur à conduction osseuse délivre des médiums et des aigus nets et précis.
Autre avantage notable : le volume peut être poussé plus haut sans distorsion, ce qui est particulièrement appréciable en ville ou à proximité d’une route où le bruit de la circulation couvre habituellement la musique. L’application Shokz permet en complément de choisir parmi quatre égaliseurs prédéfinis (Standard, Vocal, Basses, Aigus) et de créer deux profils sonores personnalisés.
Autonomie et charge
Le OpenRun Pro 2 annonce jusqu’à 12 heures d’écoute en continu, largement suffisant pour couvrir plusieurs semaines d’entraînement sans recharge quotidienne. En veille, l’autonomie grimpe jusqu’à 10 jours. Le port de charge USB-C étanche permet une recharge complète en 1 heure, et la fonction de charge rapide offre 2h30 d’écoute pour seulement 5 minutes de charge : idéal en cas d’oubli avant une sortie.
Étanchéité IP55 : attention aux limites
Le casque affiche une certification IP55, qui le protège efficacement contre la sueur, les éclaboussures et la pluie. Il ne s’agit en revanche pas d’un modèle étanche à proprement parler : il n’est pas conçu pour la natation, la douche ou une immersion prolongée. Les sportifs qui pratiquent en piscine ou en eau libre devront se tourner vers la gamme OpenSwim de la marque, spécifiquement conçue pour un usage aquatique.
Appels et microphones
Le OpenRun Pro 2 embarque deux microphones résistants au vent, associés à un algorithme de réduction du bruit par IA. Le résultat se traduit par des appels nettement plus clairs, y compris en environnement venteux ou bruyant (rue, café, sortie en extérieur). Un atout appréciable pour les personnes qui utilisent aussi ce casque au quotidien, en dehors du contexte sportif.
Application Shokz et connectivité
Le casque se connecte en Bluetooth 5.3, avec une portée annoncée de 10 mètres et un appairage multipoint permettant de basculer entre deux appareils sans réappairage. L’application mobile Shokz (iOS et Android) donne accès aux égaliseurs, à la personnalisation des boutons et aux mises à jour du firmware.
Pour qui est fait le Shokz OpenRun Pro 2 ?
- Les coureurs réguliers qui veulent écouter de la musique ou des podcasts sans jamais se couper des bruits de la circulation.
- Les cyclistes urbains et les triathlètes cherchant un casque compatible avec un casque de vélo ou des lunettes.
- Les sportifs qui passent des appels pendant leurs sorties et veulent une qualité vocale fiable.
- Toute personne déçue par le manque de basses des précédents casques à conduction osseuse.
Mon avis
Le Shokz OpenRun Pro 2 confirme sa place de référence sur le segment des casques à conduction osseuse pour le sport. La technologie DualPitch résout enfin le principal reproche fait à cette catégorie de produits : sans sacrifier ni le confort, ni la sécurité en extérieur, ni l’autonomie. Son prix le positionne en haut de gamme, mais la qualité de fabrication, la fiabilité du maintien et la polyvalence (sport, appels, usage quotidien) justifient cet investissement pour qui recherche un casque durable et performant.
Seuls les nageurs et triathlètes pratiquant en eau libre devront regarder ailleurs, la certification IP55 ne couvrant pas un usage aquatique. Pour tous les autres profils : coureurs, cyclistes, pratiquants de Hyrox ou CrossFit : le OpenRun Pro 2 reste, à ce jour, l’un des choix les plus aboutis du marché.





